Les 14 et 21 mars, les électeurs français sont appelés à renouveler leurs Conseils régionaux. La région Rhône-Alpes (6 millions d’habitants répartis sur 8 départements dont l’Ain et la Haute-Savoie) possède 157 conseillers régionaux qui se présentent sur des listes départementales. Le Parti socialiste emmené par Jean-Jack Queyranne devrait conserver la région, à l’image du reste de la France (20 régions actuellement à gauche sur 22).

Tête de liste UMP (majorité présidentielle) pour la Haute-Savoie, Jean-Claude Carle pense que la politique transfrontalière «attentiste » de son adversaire socialiste a au pour conséquence « d’accentuer les déséquilibres régionaux » « La priorité est d’encourager la bilocalisation, un dispositif validé par le fisc français et Berne qui permet aux entreprises locales d’exploiter au mieux les avantages offerts par les deux pays voisins » propose-t-il.

Antoine Vielliard qui mène la liste MoDem (centre) en Haute-Savoie regrette la sous-représentation des élus issus du Genevois français dans les listes. « Un à quatre ont des chances d’être élus conseillers régionaux, ce qui est peu pour nous représenter » déplore-t-il. Par ailleurs, le candidat centriste estime que Jean-Jack Queyranne a démissionné face aux engagements non tenus par Genève en matière de logement. « Il existe une hypocrisie: signer des accords et ne pas s’y tenir, précise-t-il Le président rhônalpin aurait dû hausser le ton et taper du poing sur la table ».

En Franche-Comté (quatre départements, un million d’habitants), la lutte est serrée. La socialiste Marie-Guite Dufay espère conserver la présidence face au secrétaire d’Etat à la Coopération, l’UMP Alain Joyandet, qui considère que la région est l’une des rares qui soient gagnables par la majorité présidentielle.