Vice-présidente du PDC genevois depuis un an, conseillère municipale à Chêne-Bougeries depuis 1991, députée pendant quelques mois à la fin de la dernière législature, Catherine Passaplan est une passionnée de la politique. Elle devient secrétaire générale de son parti. «Avec ce nouveau poste, je peux enfin m'y consacrer à plein temps», se réjouit cette femme de 51 ans qui prendra ses fonctions le 1er septembre. Venue aux affaires publiques par le biais de son engagement dans la vie associative, la nouvelle secrétaire entend bien ne pas abandonner ce terrain. Elle conservera notamment sa place au sein du comité Genève -Tiers Monde et de sa fondation qui gère un magasin qui prône le commerce équitable.

Le Temps: Aux dernières législatives, votre parti a perdu deux députés et un conseiller d'Etat. Il n'est plus à l'exécutif de la ville depuis huit ans. Comment allez-vous remédier à ce recul?

Catherine Passaplan: Tout d'abord, je constate que notre parti n'a enregistré aucune érosion dans ses rangs. Nous comptons 2500 militants et plusieurs centaines de sympathisants. En ce qui concerne nos récents scores, je pense qu'ils sont dus à des concours de circonstance. Notre ligne politique n'est pas en cause et j'espère bien convaincre les Genevois que le PDC est un parti très proche de la population, bien implanté dans le terrain et qu'il fait preuve d'une grande ouverture d'esprit et d'un goût du dialogue.

– A force de dialoguer, le PDC ne perd-il pas sa spécificité?

– Au contraire. De l'extérieur, les démocrates-chrétiens sont peut-être difficiles à cerner et donnent l'impression d'une certaine mollesse. Mais la réalité est tout autre. Des débats internes continuels sont une richesse, pas un handicap.

– Pour vous, le secrétariat général est-il une étape vers un mandat à un exécutif?

– Je ne me suis pas posé pas la question, car je n'ai jamais fait de plan de carrière. Cette fonction m'a intéressée car je peux y conjuguer mon intérêt pour les dossiers les plus divers, que ce soit au niveau communal, cantonal et même national, et mes capacités d'organisation. Je demeure conseillère municipale dans ma commune et, pour le reste, l'avenir le dira.

Propos recueillis par Anne Kauffmann