Genève 

Robert Cramer ne se représentera pas aux Etats

Après une annonce similaire de la part de la socialiste Liliane Maury Pasquier, le retrait du sénateur écologiste ouvre le jeu sur les deux sièges genevois à la chambre haute

Robert Cramer a annoncé mardi qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat sous la Coupole lors des élections fédérales de 2019. Le sénateur écologiste genevois a fait part de sa décision au début de l’été à la présidence de son parti, lit-on sur le site de la RTS, qui se réfère à la newsletter des Verts genevois. «Nous avions convenu de communiquer à la fin de la session d’automne, après le vote sur l’initiative sur les aliments équitables, dont je coprésidais le comité», précise l’élu.

Robert Cramer, 64 ans, indique avoir déjà beaucoup hésité à se présenter en 2015. Mais il avait tenu compte de «la situation politique, qui exigeait que le Conseil des Etats puisse pleinement jouer son rôle de contre-pouvoir par rapport au Conseil national dont le glissement à droite était attendu».

Lisa Mazzone réfléchit

Pour briguer la succession de Robert Cramer dans le camp écologiste, le nom de Lisa Mazzone est souvent évoqué. Contactée, la conseillère nationale a précisé à la RTS qu’elle «prend note» de la décision de Robert Cramer et qu’elle «va réfléchir» pour déterminer si elle se lance dans la course.

La socialiste Liliane Maury Pasquier, qui occupe le second siège genevois aux Etats, a également annoncé qu’elle ne se représenterait pas pour un nouveau mandat. Les deux sièges dévolus au canton à la chambre haute, occupés ces dernières années par le tandem de gauche, sont donc à prendre. Tandis que la droite genevoise espère bien y retrouver une place, le PDC Guillaume Barazzone a annoncé lundi qu’il ne serait pas candidat.

Publicité