Les apparences sont décidément trompeuses. Ce dimanche, le peuple suisse a rejeté l’initiative souverainiste de l’UDC en matière de migration, et tout le monde y a vu le sauvetage de la voie bilatérale. Mais, en fait, seule la conclusion d’un accord-cadre peut pérenniser cette dernière. Et là, c’est mal parti. Non seulement le Conseil fédéral est divisé sur la stratégie à adopter, mais le pilote politique du dossier, le chef des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, planifie une réorganisation de son département (DFAE), controversée. Au cœur de la discussion, la question que tout le monde se pose: l’actuel négociateur en chef, Roberto Balzaretti, est-il encore crédible en Suisse dans son rôle de négociateur en chef avec l’UE?

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