Outre les résultats des partis, quelques personnalités seront au centre de l’attention ce dimanche. Quel sort sera réservé aux «Quereinsteiger», aux nouveaux venus de la politique suisse? Dans le canton de Zurich, la candidature de Roger Köppel (UDC), éditeur et rédacteur en chef de la «Weltwoche», a créé l’effervescence ce printemps.

Suivez les résultats en direct et en détail sur notre fil.

Orateur talentueux, la nouvelle recrue de l’UDC zurichoise ne devrait avoir aucune peine à séduire l’électorat du plus grand parti du canton, bien que sa candidature puisse être perçue comme élitiste ou arriviste. Elle a froissé certains membres du parti qui s’échinent à construire – progressivement et modestement – leur carrière politique. L’assemblée des délégués ne l’a placé qu’en 17e position sur la liste du National, alors que le parti possède onze sièges.

Le cas Guldimann

L’ancien ambassadeur Tim Guldimann n’a guère été mieux servi au sein du Parti socialiste zurichois (en 10e position alors que la formation ne compte que 7 sièges). Sa réputation et son aura sauront-elles compenser ce handicap? Le candidat réside à Berlin et ne souhaite pas s’installer en Suisse s’il est élu. Il faudra attendre 20h, voire 21h, pour connaître le nom des 35 conseillers nationaux du canton.

Magdalena Martullo-Blocher, la Zurichoise

Le destin de la fille de Christoph Blocher devrait être connu plus tôt. Les Grisons communiquent dès 16h le nom des cinq élus à la Chambre basse. L’UDC espère ravir deux sièges, avec l’actuel conseiller national Heinz Brand et la nouvelle candidate Magdalena Martullo-Blocher, proposés sur deux listes séparées. Mais les chances de la fille du tribun sont limitées. Même si elle se présente comme le plus grand employeur du canton, la patronne d’Ems-Chemie réside à Zurich et ne veut pas quitter sa demeure sur la côte dorée. Les électeurs grisons pourraient lui en tenir rigueur.

Le président du PBD ébranlé

Les regards seront également tournés vers les figures politiques suisses menacées après plusieurs années au parlement. Dans le canton de Glaris, Martin Landolt, président du PBD, devait être réélu sans difficulté. Mais son adversaire socialiste a reçu un soutien de circonstance du président de l’UDC. Le parti national-conservateur n’a guère apprécié certaines critiques de Martin Landolt, qui dénonçait la «rhétorique nationale-socialiste» du parti. Le verdict devrait tomber dès 13h dans ce canton qui ne compte qu’un seul élu au National

Thomas Minder, aussi en difficulté

Deux autres personnalités alémaniques siégeant au Conseil des Etats semblent menacées. L’indépendant Thomas Minder, auteur de l’initiative «Contre les rémunérations abusives», approuvée par le peuple en 2013, a récemment perdu de sa popularité pour avoir soutenu l’initiative «Contre l’immigration de masse» et celle d'Ecopop. Son fauteuil est attaqué par les partis bourgeois dans le canton de Schaffhouse. A Saint-Gall, le président de l’Union syndicale suisse, Paul Rechsteiner (PS), est confronté à la même menace.

D’aucuns se demandent enfin si Philipp Müller, président du PLR, obtiendra la place sénatoriale laissée vacante par Christine Egerszegi (PLR) en Argovie. Les résultats pour la Chambre haute sont attendus dès 14h.