Créée par les cantons romands et Berne en réaction au refus de l'Espace économique européen et sur la constatation d'une unité romande face à l'intégration européenne – en décembre 92 –, la Conférence des gouvernements de Suisse occidentale est passée comme chat sur braise sur les résultats de l'initiative «Oui à l'Europe!» de dimanche. Tout au plus en a-t-il été question dans les échanges privés des ministres romands.

Cela dit, la Conférence a mis un terme à deux ans de travaux pour régler le problème de la place réservée aux parlements lors de la conclusion de concordats intercantonaux. Lors de la création de la Haute école de Suisse occidentale (HES-SO), les parlements avaient vivement souhaité être mieux associés aux travaux et à la surveillance du nouvel établissement. Si ce «concordat des concordats» est accepté par les parlements cantonaux, ceux-ci auront un droit de regard, par le biais d'une commission interparlementaire, lors de la négociation, de la ratification, de l'exécution et de la modification des traités entre cantons, pour créer, par exemple, de nouvelles institutions romandes. Des règles spécifiques, sur le même modèle, ont été adoptées pour permettre la création de la Haute école Santé et Social.