La caution de 4,5 millions de francs réclamée par la justice suisse pour une libération sous conditions devrait être versée ces prochains jours, indique mardi à l’ATS le porte-parole de l’Office fédéral de la justice (OFJ) Folco Galli.

La surveillance électronique est en train d’être préparée. Le bracelet chargé de contrôler les mouvements de Roman Polanski ne sera posé qu’une fois le cinéaste arrivé à son chalet de Gstaad (BE), a précisé M.Galli.

L’OFJ a décidé de communiquer l’échéance de vendredi «afin d’éviter aux journalistes d’attendre sous la neige toute la semaine», a expliqué le porte-parole. Lundi, une vingtaine de représentants de médias suisses et étrangers ont fait le pied de grue devant le chalet du cinéaste franco-polonais. En vain, la caution n’ayant pas été versée.

Conditions strictes

A la suite d’une décision du Tribunal pénal fédéral, M.Polanski a reçu la semaine passée le feu vert de l’OFJ pour troquer sa cellule contre une résidence surveillée. Outre le paiement d’une caution, le réalisateur doit déposer ses papiers et accepter le port d’un bracelet électronique tant que les autorités suisses n’auront pas rendu une décision définitive sur la demande d’extradition américaine.

Le célèbre réalisateur devrait être le premier détenu en instance d’être extradé à porter un bracelet électronique. Accusé d’avoir violé une mineure âgée de treize ans en 1977, il a été arrêté le 26 septembre alors qu’il se rendait au Festival du film de Zurich et se trouve depuis en détention extraditionnelle à la prison de Winterthour (ZH).

La demande d’extradition des Etats-Unis est parvenue aux autorités suisses le 23 octobre. Selon le document, le cinéaste risque une peine maximale de deux ans de prison et non de cinquante ans, contrairement à ce qui avait été évoqué lors de son arrestation.