Le romanche, une langue vivante? La question est bien entendu purement rhétorique. Mais elle illustre un sentiment éprouvé par certains dans la communauté: celui d’être marginalisé, méconnu, cantonné à une simple attraction touristique. «On parle de nous et du quadrilinguisme suisse le 1er Août, et puis on nous oublie très vite», résume un connaisseur. Depuis quelques années, la situation s’est améliorée pour cette langue implantée dans différentes zones des Grisons. Il reste néanmoins du pain sur la planche. De ce point de vue, l’élection ce lundi par 181 voix de Martin Candinas (Le Centre) à la présidence du Conseil national ne peut faire que du bien à la langue rhéto-romane.