Un milliard de francs pour développer sa production propre, dont 90% de la somme serait dédiée au renouvelable. Telle est l’enveloppe envisagée – sur quinze ans – par ­Romande Energie, pour dégager à l’avenir 300 millions de kilowatt­heures d’électricité, grâce notamment à des techniques éoliennes, solaires, de biomasse ou géothermiques. L’annonce a été faite vendredi à Vevey, lors de l’assemblée générale de la société de distribution de courant.

Ces investissements, indique Me Guy Mustaki, président du conseil d’administration, serviront aussi à optimiser les centrales hydroélectriques du groupe, ainsi qu’à réaliser de nouveaux ouvrages hydrauliques. «Enfin, cet argent doit nous permettre de prendre des participations dans des centrales à gaz naturel, précise le groupe. Bien que cette technologie ne soit pas neutre en termes d’émissions de CO2

Transition au gaz naturel

L’entreprise assure en contrepartie compenser l’intégralité de la pollution ainsi engendrée. «L’option du gaz naturel est la meilleure pour transitoirement assurer la sécurité d’approvisionnement de la Suisse, dans l’attente que les technologies renouvelables en développement prennent le relais», a expliqué Me Guy Mustaki.

Plus concrètement, Romande Energie prévoit, d’ici à 2025, la réalisation de «20 ouvrages de petite hydraulique, 40 éoliennes, plusieurs centrales biomasse et quelque 100 parcs solaires d’envergure», a précisé Pierre-Alain Urech, directeur général du groupe.

Nouvel axe de développement révélé vendredi: aider les clients à maîtriser leur consommation énergétique. Un «espace client» en ligne sera notamment mis en place à cet effet.

Côté performance en 2011, Romande Energie se dit satisfaite de ses activités opérationnelles, malgré des résultats consolidés «très négativement» affectés par les résultats de ses sociétés associées. Bilan: l’entreprise maintient le versement d’un dividende de 25 francs par action, pour un total de 27,4 millions.