La campagne est terminée, vive la campagne. L’encre des journaux est à peine sèche, la bataille suivante démarre. Le 29 novembre, la population se prononcera sur l’initiative «Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre» (lancée par une conférence de presse ce jeudi) et sur l’initiative dite «Pour des multinationales responsables» (double conférence de presse ce mercredi). La première cherche à bannir tout investissement dans les entreprises d’armement de la part de la BNS et des fondations et institutions de prévoyance publique et professionnelle. La seconde souhaite conférer aux victimes de filiales d’entreprises domiciliées en Suisse le pouvoir d’obtenir des réparations sur sol helvétique. Des propositions qui annoncent de nouveaux affrontements politiques homériques.

«Nos adversaires sont très actifs»

«Nous pouvons dire que nous sommes largement surchargés, reconnaît Fanny Noghero, cheffe de communication et bientôt secrétaire générale du PLR suisse. Pour nous, comme pour tous les autres partis, c’est une période intense. Les cinq objets de dimanche ont demandé beaucoup d’énergie et d’engagement. Et là nous partons directement sur deux nouveaux sujets complexes, que nous devons expliquer de manière fine. Et puis nos adversaires sont extrêmement actifs, ce qui requiert une grande mobilisation de notre part.» Pour convaincre, le PLR et ses alliés bénéficieront du soutien d’Economiesuisse. Radicalement opposée aux deux objets, hyperactive sur internet, la faîtière patronale pourrait dépenser jusqu’à 8 millions de francs dans la campagne, selon les chiffres du magazine alémanique Bilanz.