Des charges non récurrentes de 160 millions de francs ont dû être prises en compte, a annoncé RUAG jeudi à Zurich lors de sa conférence de presse de bilan. Elles touchent la construction de composants de structures d’avions (division Technology), affectée par la crise, les retards dans la réalisation de grands projets – notamment chez Airbus – et des effets de prix et de change négatifs.

Rentabilité fortement affectée

Alors que le chiffre d’affaires du groupe qui a poursuivi sa politique d’acquisitions – avec notamment la division Space d’OC Oerlikon – a continué à croître sensiblement, de 10% sur un an à 1,696 milliard de francs, ces charges de 160 millions ont fortement affecté sa rentabilité globale.

Le résultat opérationnel avant intérêts et impôts (EBIT) est ainsi aussi parti en territoire négatif, à -113,3 millions de francs contre un bénéfice de 57,1 millions en 2008. Mais même sous déduction de ces charges, le résultat EBIT s’est fortement contracté d’une année à l’autre, de 21% à 45 millions de francs.

Durant la période sous revue, l’effectif de RUAG s’est étoffé de 13%, atteignant 7534 personnes à la fin de l’année. La moitié environ de cette hausse découle d’acquisitions, précise le groupe actif dans les segments Aerospace (aéronautique et espace, répartis sur trois divisions) et Défense (techniques de sécurité et de défense, munitions, également trois divisions).