Statue de Gustave Ador, dans le Jardin anglais, à Genève. Martin et Darel, journalistes à la télévision publique slovaque, ont planté leur caméra avec vue imprenable sur la Rade et le Jet d’eau. Leur mission en cette matinée ensoleillée: prendre le pouls de la ville en questionnant des habitants. Martin explique: «On tue un peu le temps. Normalement pour ce genre d’événement, c’est la course et il y a toujours quelque chose qui cloche. Alors on s’y prend à l’avance. Ici tout a été réglé en deux heures: la chambre d’hôtel, l’accréditation et le spot dans le centre de presse pour filmer le parc La Grange.»

Martin cherche désespérément un ou deux Genevois qui afficheraient un peu d’exaspération face au blocage annoncé de la Rade ce mercredi, aux barbelés qui enlaidissent le quai Gustave-Ador et à l’accès interdit à Baby-Plage. «Les gens nous disent qu’ils sont avant tout heureux de revoir des étrangers après le covid, même s’ils s’appellent Biden ou Poutine», sourit Martin.