Les commerçants genevois ont exposé vendredi les arguments qui les ont poussés à lancer un référendum contre le projet de piétonniser 50 rues ou tronçons de rue en ville de Genève. Selon eux, les arcades concernées n’ont guère été consultées. Or, l’économie redoute que l’accès aux commerces ne devienne malaisé tant pour les clients que les fournisseurs, en raison des reports de trafic sur d’autres axes et de la suppression de stationnements. Le projet prévoit certes de compenser 80% des places perdues, mais la manne prévue à cet effet semble insuffisante aux opposants. Ceux-ci dénoncent le coût à leurs yeux exagéré (5,1 millions de francs) pour des fermetures à l’essai sur un an. A ces rues piétonnes disséminées dans tous les quartiers urbains, les commerçants préféreraient une vaste zone pédestre au centre, desservie par un parking.