Rue Sainte-Marguerite. N’en cherchez pas d’autres, la sainte patronne des femmes enceintes est la seule représentante de la gent féminine à donner son nom à une rue de la ville de Sion. A part cela? Rien. Si la gent masculine est représentée par six saints et onze hommes qui ont marqué l’histoire du canton, on ne retrouve aucune femme dont le nom est lié à l’histoire du Valais. Et cela pourrait demeurer ainsi quelques années encore. Mardi dernier, le législatif de la capitale valaisanne a en effet refusé un postulat demandant que, dans un délai à définir, la part de rues portant des noms de femmes représente au moins le 30% de celles qui honorent des personnages marquants de l’histoire du Valais. Trois rues auraient suffi pour atteindre cet objectif.

«L’égalité inscrite dans la Constitution fédérale n’est pas seulement un droit fondamental mais aussi un fondement nécessaire pour l’instauration d’un monde pacifique. Il faut admettre et reconnaître que les femmes sont souvent rendues invisibles. […] Je pense que nos jeunes devraient avoir autant de modèles féminins que masculins», a plaidé, durant les débats, la libérale-radicale Chantal Paladini, dont le groupe avait laissé la liberté de vote.