Pas moins de 4442 kg de khat ont été saisis ces deux dernières semaines à l’aéroport de Zurich. La drogue était contenue, sous forme de feuilles séchées, dans 495 paquets postaux en provenance du Kenya et de Tanzanie. Il s’agit de la plus importante saisie de drogue effectuée à l’aéroport de Zurich.

Sur les paquets, le khat était déclaré comme thé, henné ou épices, indique l’administration fédérale des douanes mercredi. Seuls 150 kg étaient destinés à la Suisse. Le reste devait poursuivre sa route vers l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie.

Les autorités des différents cantons concernés vont poursuivre l’enquête. La saisie a eu lieu dans le cadre de contrôles ciblés effectués entre le 24 mars et le 6 avril.

Des contrôles du même genre avaient déjà permis la saisie de plus de 600 kg de khat la semaine précédant le 24 mars. L’opération avait été lancée après d’importantes saisies dans d’autres pays.

Les saisies de khat sont fréquentes dans les aéroports, mais jusqu’à présent les feuilles étaient fraîches. Les saisies de ces trois dernières semaines font partie des premières concernant du khat séché, conservable plus longtemps.

«Cela donne de nouvelles possibilités aux expéditeurs», a noté Heinz Widmer, responsable de la douane de l’aéroport devant la presse. Selon lui, il est possible que la consommation de khat se répande et que cette drogue devienne la nouvelle marijuana.

Le khat est un arbuste cultivé surtout en Afrique de l’Est et dans la péninsule arabique. Séché, il se consomme sous forme de thé ou fumé dans un mélange avec du tabac ou du cannabis, décrit l’administration fédérale des douanes. Ses feuilles fraîches se mâchent.

La substance provoque des hallucinations, un état d’euphorie mais aussi la perte d’appétit et de sommeil. Il peut aussi conduire à des réactions psychiques incontrôlées. Considéré comme un stupéfiant, le khat est interdit en Suisse depuis 1992.