Le Grand Conseil vaudois a décrété la nullité de l’initiative populaire pour un salaire minimum. Après un long feuilleton et deux votes contradictoires, dans un duel frontal la droite a finalement battu la gauche pour quelques voix d’écarts. Malgré le soutien compact de l’alliance du centre, les partisans de l’initiative ont payée l’absence de quelques députés dans leurs rangs. Alors que leurs adversaires étaient présente en force.

En l’espèce, il s’agissait de savoir si le texte de l’initiative voulue par les syndicats et l’extrême gauche marche sur les plates bandes du droit fédéral ou pas. Différents avis de droit brandis par les uns et les autres n’ont pas réussi à clarifier véritablement l’affaire. Du coup, la Cour constitutionnelle, que les instigateurs de l’initiative vont saisir, sera appelé a trancher définitivement une dispute juridique qui peine à cacher son caractère politique.

En réalité, tout comme la majorité du Conseil d’Etat qui avait invalidé à son tour le texte, la droite du parlement redoutait un scrutin sur un sujet sensible en temps de crise. La défaite essuyée lors de la première lecture a convaincu radicaux, libéraux et UDC à resserrer les rangs contre une gauche conquérante. Jusqu’au vote de ce matin qui a réduit à néant pour l’heure l’initiative paraphée par plus de 14000 citoyens.

Sur le plan national, une initiative similaire vient d’être lancée. Comme dans d’autres cantons également, avec des issues variables. A Genève notamment un texte réclamant l’introduction du salaire minimum a été invalidé par le Grand Conseil.