La Délégation des finances (DF) du parlement, présidée par le conseiller national Erich Müller (rad./ZH), demande à son tour des comptes au Conseil fédéral (Le Temps du 27 février). Elle souhaite qu'il procède à un examen détaillé des traitements versés aux cadres supérieurs des entreprises de la Confédération et exige que l'on mette l'accent sur les parties salariales liées à la prestation, c'est-à-dire au bonus. La DF évoque la possibilité d'émettre des directives. L'enquête doit porter aussi bien sur les CFF que sur La Poste, Swisscom, les entreprises d'armement, la SUVA (ex-CNA) et la Banque nationale suisse.

Les six députés qui composent la DF reconnaissent que les salaires versés respectent les dispositions légales. Ils rappellent que la loi sur les chemins de fer, entrée en vigueur le 1er janvier 1999, attribue au conseil d'administration des CFF la compétence de fixer les traitements. La DF aurait toutefois souhaité que le Conseil fédéral donne des «instructions claires» durant la phase transitoire. «Lors de la fixation des salaires des cadres supérieurs, le conseil d'administration des CFF a trop peu tenu compte de l'environnement politique en la matière», juge la DF, qui admet ainsi que l'augmentation accordée aurait pu être moins forte. Rappelons que le directeur général Benedikt Weibel s'est personnellement opposé à son salaire. A sa demande, celui-ci a été plafonné à 400 000 francs (au lieu de 500 000), le bonus maximal étant maintenu à 200 000 (au lieu de 240 000).