Le directeur général de la compagnie ferroviaire avait encaissé 944 000 francs en 2013, soit quelque 14% de moins. L’année passée, sa part de rémunération fixe n’a pas bougé sur un an, à 580 000. Mais ses bonifications ont bondi de 248 000 à 375 000 francs.

Cette évolution se justifie par l’atteinte des objectifs stratégiques fixés au groupe par la Confédération, qui s’est nettement améliorée pour s’établir à 110%. «Nous avons été meilleurs dans tous les aspects, en particulier la sécurité, la motivation du personnel et le développement durable», lit-on dans le rapport approuvé mercredi par le Conseil fédéral.

Du côté de la SSR, le directeur général Roger de Weck a touché environ 70 000 francs de plus en douze mois (491 000 francs en 2013). Sa composante de base a peu évolué, passant de 397 000 à 400 000 francs, tandis que ses bonifications ont bondi de 41 000 à 103 000 francs.

Mais le groupe audiovisuel avertit: pour l’année 2013, seule 40% des bonifications ont été versées en application d’une réglementation transitoire. Depuis 2014, cette composante liée aux prestations est versée dans son intégralité en avril pour l’année précédente.

A la poste aussi

A La Poste, la cheffe Susanne Ruoff a empoché 825 000 francs (766 000). Le salaire de base a augmenté à 570 000 francs (530 000), et les variables à 207 000 francs (189 000). A noter une première: que les objectifs de représentation des langues nationales ont été atteints, comme le quota cible de 30% minimum pour chaque sexe.

Le directeur de PostFinance Hansruedi Köng a vu lui aussi sa rémunération gonfler, à 563 000 francs (529 000). La tranche fixe a plus fortement progressé (de 375 000 à 405 000) que celle des bonifications (102 000 à 105 000).

Au sein du Département fédéral de la défense, le patron de RUAG Urs Breitmeier a encaissé un total de 874 000 francs, contre 846 000 en 2013. Le revenu de base (447 000 à 460 000) tout comme les gratifications (349 000 à 364 000) ont évolué à la hausse.

Le président de la direction de la Caisse nationale d’assurances en cas d’accidents (Suva) Ulrich Fricker a engrangé 632 000 francs, en légère augmentation par rapport à l’année d’avant (628 000). Seule la composante fixe a grimpé, de 495 000 à 499 000, pour des bonifications stables à 130 000 francs.

Skyguide contraste avec le reste des entreprises de la Confédération. Son directeur a vu son salaire reculer à 530 000 francs, contre 547 000 en 2013, surtout sous l’effet du reflux des bonifications. La cheffe de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) est dans le même cas: elle a touché 509 000 francs l’année passée (543 000), part fixe en régression. A l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire, le chef peut au contraire se frotter les mains, avec un revenu en augmentation à 337 000 francs (297 000).