Le Sonntagsblick relaie la sale ambiance qui règne à La Poste, où se multiplient selon l’hebdomadaire les cas de burn out. En cause : la pression croissante sur les employés de l’ancienne régie transformés en vendeurs de téléphones portables, de contrats d’assurance et de produits PostFinance. « Le chiffre d’affaires, il n’y a plus que ça qui compte », se plaint un buraliste qui vient de recevoir ses nouveaux objectifs de vente. De la Suisse orientale à la Romandie, les guichetiers vont au travail la peur au ventre, assure le journal. La Poste assure que le taux de remplacement du personnel n’est que de 4% supérieur au guichet à ce qu’il est dans l’ensemble du groupe.

La SonntagsZeitung fait sa une avec la découverte de radium dans le sous-sol biennois et du silence que les autorités communales, cantonales et fédérales ont gardé sur le sujet, toutes se renvoyant la balle de défaut de communication. Une enquête reprise par Le Matin Dimanche. Ces déchets radioactifs ont été mis au jour il y a un an et demi dans le chantier de l’autoroute de contournement, sur une ancienne décharge recouverte depuis les années cinquante par des jardins familiaux. Bien que les valeurs de radioactivité soient qualifiées d’importantes, elle ne représentent selon les autorités qu’un risque faible pour la population. Des mesures plus précises du sol et des eaux sont en cours.

Peter Spuhler pour un nouveau vote

L’ancien conseiller national UDC Peter Spuhler, dont la société Stadler Rail a remporté le marché des nouveaux trains du Gothard, préconise une nouvelle votation sur les relations avec l’Union européenne (UE), une fois que le résultat des négociations en cours sera connu. « Dans notre système de démocratie directe, le peuple doit pouvoir décider une nouvelle fois et pour de bon sur la voie bilatérale », explique-t-il à la SonntagsZeitung. Pour Peter Spuhler, qui regrette que l’aile économique de l’UDC ne se fasse pas plus entendre, il faut absolument sauver la voie bilatérale, qui a été très profitable et qui reste la meilleure garantie contre une entrée de la Suisse dans l’UE, qu’une partie de l’économie ne manquera pas sinon de réclamer.

La clause Appenzeller

La NZZ am Sonntag révèle une curieuse clause dans l’accord de séparation à l’amiable selon lequel le chef de l’armement Ulrich Appenzeller quittera ses fonctions en janvier 2015, pour divergences de vue. Outre le versement d’un an de salaire après la résiliation des rapports de travail, le conseiller fédéral Ueli Maurer a obtenu que la Confédération s’engage à payer les éventuels frais de justice et amendes auxquels Ulrich Appenzeller pourrait être exposé en raison de son activité actuelle. Le haut fonctionnaire fait-il donc l’objet d’une instruction judiciaire? Non, a assuré Armasuisse à l’hebdomadaire. La précaution prise pourrait être en lien avec la plainte pour gestion déloyale déposée contre inconnu dans l’ »affaire Dübendorf » (irrégularités dans la location de locaux sur l’aéroport militaire), avance l’hebdomadaire zurichois.

Nouveau gang

La SonntagsZeitung avertit de l’activité en Suisse d’un gang d’un nouveaux type, les United Tribuns. Ces groupes de rockers et de bodybuilders, dont les membres sont pour la plupart de jeunes immigrés des Balkans, se sont implantés dans les cantons de Zurich, Bâle, St-Gall et Aarau. En Allemagne du sud, ces groupes sont identifiés depuis quelques années à la criminalité organisée. Les autorités suisses de police redoutent une « guerre des rockers.»

Le Matin Dimanche s’inquiète pour nos chats : une politique du chat unique, lancée depuis Zurich, menace nos compagnons domestiques. A la lecture de l’article, il apparaît qu’il ne s’agit pour l’heure que d’une recommandation émise par la protection des animaux de ce canton et destinée à protéger oiseaux, petits mammifères et batraciens des chats en «surpopulation». Les auteurs de la proposition admettent que cela ne peut marcher que sur une base volontaire.