Quelques mois après son élection, Sandrine Salerno, 37 ans, savait qu'elle s'exposait aux plus virulentes critiques en annonçant sa grossesse et le congé maternité qu'elle prendra cet été. Mais la seule femme de l'exécutif n'est pas du genre à s'en soucier. La socialiste entend bien faire de son cas un exemple. En démontrant qu'une jeune femme n'a pas à choisir entre une carrière politique et la maternité.

La droite l'attend au tournant, d'autant que la magistrate a fait rouler des têtes dès qu'elle a pris les rênes du dicastère sinistré dont elle a hérité. Souvent cassante, Sandrine Salerno agace. Cela va de la Cour des comptes, qui lui a reproché son manque de coopération lorsqu'elle a enquêté sur ses services, aux élus, qui ont tenté de lui arracher la réforme de la Gérance immobilière municipale (GIM), estimant qu'elle la gérait de manière trop autoritaire.

Ce qui est sûr, c'est qu'elle a donné une ligne claire à sa politique: elle a relogé des squatters expulsés alors que les listes d'attente s'allongent à la GIM; elle a annoncé que désormais, les revenus seraient déterminants pour bénéficier d'un logement de la Ville; et que la rentabilité n'était plus le principal critère pour louer les arcades municipales.