Les festivités du 1er août en ville de Berne sont menacées par une dispute financière entre l’exécutif et le législatif. L’UDC s’engouffre dans la brèche et propose d’organiser elle-même la manifestation traditionnelle sur le Münsterplatz.

Le parti a déposé une requête dans ce sens mardi à la police du commerce. Il s’agit par la même occasion d’effectuer un retour aux valeurs traditionnelles, a indiqué à l’ATS le requérant, le député UDC au Grand Conseil Thomas Fuchs.

Il y aura de la bière, de la saucisse de veau et de la glace gratuite pour les enfants, sans oublier de la musique populaire. Et pas un rappeur comme l’an dernier, a ajouté M. Fuchs, «le public du 1er août ne veut pas entendre cela», selon lui.

Pour l’UDC, il s’agit d’éviter à la capitale fédérale la honte d’un 1er août sans Fête nationale. Quant aux coûts, ils seront financés par la caisse du parti: «5000 francs devraient suffire», selon M. Fuchs.

Jusqu’ici, la ville dépensait bon an mal an 20’000 francs à cet effet. Mais le parlement, agacé par les voyages à l’étranger de certains membres de l’exécutif, a coupé 100’000 francs dans le budget de représentation. Et la chancellerie, chargée de trouver des postes où économiser, a pris la Fête nationale dans son collimateur.

La présidente du parlement Vania Kohli (PBD), qui doit traditionnellement tenir le discours, a ensuite proclamé prématurément que l’événement était supprimé. Depuis, le torchon brûle, et tous les protagonistes se refilent la patate chaude.

Mais un point fait l’unanimité, comme le souligne le maire socialiste Alexander Tschäppät: «La Fête nationale ne doit en aucun cas devenir une manifestation électorale, qui plus est une année d’élections fédérales». On ne sait toutefois pas comment la ville rose-verte va faire pour se débarrasser de l’UDC.