Les Vaudois devront dire, par le biais des urnes, s’ils veulent «sauver Lavaux», comme le réclame une inititive populaire déposée par Franz Weber. Le Tribunal fédéral a désavoué ce matin la cour constitutionnelle du Tribunal cantonal vaudois qui avait invalidé le texte en novembre 2010. Auparavant le Grand Conseil avait estimé que la population pouvait se prononcer sur le texte.

«Sauver Lavaux» prévoit que toute nouvelle construction est exclue dans la région de Lavaux. Celle-ci s’étend de l’ouest de Lausanne à la Riviera.

Le chemin pour faire valider l’initiative est encore long. Il est presque certain que le Grand Conseil proposera à la population de voter non au texte de Franz Weber. A part la droite, une partie du Parti socialiste s’oppose à l’initiative. Ensuite seulement les Vaudois se prononceront.

A la sortie du Tribunal ce matin, Franz Weber se disait certain que la population acceptera son texte: «Nous avons toujours gagné à propos de Lavaux.»

Les communes de Lavaux sont «déçues» de la décision du Tribunal fédéral. Elles la jugent «dangereuse et néfaste» pour la région. «Nous ne nous attendions pas à une telle décision. Mais cela ne signifie pas que l’initiative soit bonne. Le peuple vaudois tranchera», commente Maurice Neyroud, président de la Commission intercommunale de Lavaux qui regroupe les communes de la région.

La nouvelle Loi sur la protection de Lavaux, que le Grand Conseil vaudois vient d’accepter, a encore renforcé la protection du site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. «Cette nouvelle loi rend l’initiative inutile», estime Maurice Neyroud. Le texte de Franz Weber rendrait en outre économiquement non viable l’activité viticole, pourtant essentielle à l’identité de la région.