La nomination du chef du futur grand secrétariat d’Etat à l’Education et à la Recherche se révèle plus difficile que prévu. La question a été évoquée mercredi par le Conseil fédéral, mais le choix envisagé suscite de vives réticences au sein du collège: selon la RTS, Johann Schneider-Ammann propose Roman Boutellier pour le poste. Vice-président de l’EPFZ chargé du personnel et des ressources, Roman Boutellier préside le conseil d’administration de Ammann Group, l’ancienne entreprise du conseiller fédéral. Une suggestion délicate de la part du ministre de l’Economie. Elle risque d’indisposer son propre parti, le PLR, lequel tente de se défaire des accusations de copinage dans les désignations à des fonctions de poids.

L’irruption de ce nom bouscule le petit jeu des pronostics, dont la liste de papables semblait stable ces derniers temps. D’abord, les deux responsables des structures qui seront fusionnées pour former la nouvelle grande administration de la formation et de la science, à savoir l’actuel secrétaire d’Etat Mauro Dell’Ambrogio et la cheffe de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie, Ursula Renold. A priori plutôt basse, la cote du Tessinois remontait, à en croire certains connaisseurs, en raison de son origine latine, provenance peu représentée dans les hautes sphères fédérales. Les noms de la conseillère d’Etat fribourgeoise à l’Instruction publique, Isabelle Chassot, et celui de son ex-homologue tessinois, Gabriele Gendotti, qui préside le conseil du Fonds national de la recherche scientifique, circulaient aussi.

Cette nomination revêt une importance particulière car, dès janvier 2013, l’ensemble du domaine, de la formation professionnelle aux EPF en passant par le soutien aux universités, sera regroupé sous l’égide d’un seul responsable, et situé au Département de l’économie.