Affaire Voiblet 

Scission consommée à l'UDC de Lausanne 

Un groupe «libéral-conservateur» se constitue au Conseil communal autour du coordinateur romand de l’UDC, exclu par le parti cantonal

Conséquence de l’affaire Voiblet, le groupe UDC du Conseil communal de Lausanne se scinde en deux. Un nouveau groupe «libéral-conservateur» se constitue autour de Claude-Alain Voiblet et de Pierre Oberson, tous deux récemment exclus du parti cantonal.

Les deux exclus ont réuni autour d’eux Philipp Stauber, qui s’est fait le porte-parole de Claude-Alain Voiblet ces dernières semaines, ainsi que deux nouveaux conseillers élus lors des élections de mars dernier, Henri Ricart et Nicola Di Giulio. Le minimum de cinq membres pour constituer un groupe est atteint.

Les sept autres élus de l’UDC, ou en tout cas six d’entre eux, devraient rester fidèles à leur ancien groupe. Les députés Jean-Luc Chollet et Philippe Ducommun comptent parmi ces fidèles. Le risque que l’UDC officielle n’ait plus assez d’élus pour former un groupe à Lausanne semble donc écarté, même si la présidente de ce groupe, Sandrine Schlienger, n’est pas encore entièrement rassurée. A l’issue des dernières élections, le groupe UDC du Conseil communal comptait 12 membres sur 100 (-2).

De l’exclusion à la main tendue

Tout en ayant organisé l’exclusion de Claude-Alain Voiblet de l’UDC Vaud, la direction du parti cantonal espérait éviter la confrontation avec Lausanne. Elle suggérait ainsi de laisser siéger Claude-Alain Voiblet et Philippe Oberson dans le groupe, comme indépendants. Mais les exclus et ceux qui les soutiennent ont préféré couper les ponts. «Nous tendions la main pour le rassemblement, ils répondent par la scission», regrette le secrétaire général du parti cantonal, Kevin Grangier.

Contrairement à son espoir, l’UDC Vaud n’a pas réussi à éviter la scission. Le parti cantonal ne désespère pas de reconquérir certains des fondateurs du groupe «libéral-conservateur», précise Kevin Grangier. On verra sinon deux groupes siéger en parallèle au Conseil communal en défendant la même politique. Sur tous les points? «Notre acte de fondation précise que nous défendrons la ligne de l’UDC Suisse», souligne Philipp Stauber.

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