Second abri PC à Neuchâtel

Le 21 juillet dernier, ses deux centres d’accueil habituels de 80 places chacun de Fontainemelon et Couvet saturés, Neuchâtel a ouvert un centre d’hébergement d’urgence pour 50 demandeurs d’asile dans l’abri PC des Perveuils, dans la commune de La Tène, sous l’espace de distribution du centre commercial de Marin. La semaine prochaine, le canton met à disposition cinquante nouvelles places «d’urgence et provisoires», dans un autre abri PC, aux Gollières, aux Hauts-Geneveys, commune de Val-de-Ruz. Un espace qui avait déjà été exploité durant l’hiver 2008-2009.

Le gouvernement neuchâtelois explique que la décision d’ouvrir l’abri des Gollières a été prise «d’entente avec les autorités de Val-de-Ruz», habituées à gérer la présence de structures d’accueil pour l’asile, avec la ferme Matile à Fontainemelon ou l’utilisation du cantonnement militaire des Pradières sur les hauts des Geneveys-sur-Coffrane, il y a quelques mois. Il y avait eu davantage de discussions et de scepticisme avec l’abri de La Tène, avant l’été. Depuis que le centre fonctionne, les choses «se passent normalement, aussi bien que possible, sans problème majeur», affirme-t-on au Service cantonal des migrations. Devenu centre d’accueil fédéral, Perreux ne peut plus être utilisé par le canton pour héberger les 2,4% de demandeurs d’asile qui lui sont attribués.

1% pour le Jura

Dans le Jura, qui prend en charge 1% des contingents, soit 415 personnes actuellement, la «situation est maîtrisée», précise le responsable de l’Association jurassienne d’accueil des migrants, Francis Charmillot. Le centre de premier accueil de Belfond, à Goumois, est plein, mais des aménagements ont été opérés dans les trois centres de second accueil de Courfaivre, Soyhières et Courrendlin. Parce qu’il dispose d’appartements libres et pas trop chers, le Jura préfère y installer les requérants plutôt que dans des abris.

«C’est plus agréable pour eux, précise Francis Charmillot, c’est aussi plus aisément gérable pour nos structures. Et, surtout, c’est autrement moins coûteux qu’un abri PC, gouffre à chauffage qui plus est à l’approche de l’hiver. Un abri PC de 50 places coûte, toutes charges comprises, 1,2 à 1,3 million par an.»

La mise en appartement n’est pourtant pas la panacée, «certains n’ont pas toujours l’autonomie nécessaire», dit encore Francis Charmillot.