Le Conseil fédéral ne veut pas d’une «commission Bergier» pour examiner le rôle joué par les banques en matière de fraude et d’évasion fiscales depuis 1930. Il préfère miser sur sa stratégie de l’argent propre. L’idée d’instituer une commission indépendante est lancée par le conseiller national Cedric Wermuth (PS/AG) dans une motion. Une mise en oeuvre conséquente de la stratégie de l’argent propre est une solution appropriée pour régulariser le passé tout en préparant l’avenir, lui répond jeudi le gouvernement, qui ne juge pas nécessaire de faire établir en plus un historique de la situation.

Le socialiste juge pour sa part choquant que la Suisse solde le passé, via des accords fiscaux, sans avoir pu faire toute la lumière. La stratégie de l’argent propre ne gagnera en crédibilité, en Suisse et à l’étranger, que si elle s’accompagne d’un travail de recherche systématique, transparent et sans complaisance sur le rôle historique des banques, affirme-t-il. (ATS)