Point besoin de connaître les détails de l’amende infligée à Pierre Maudet «pour se faire une opinion de sa probité». C’est ce que conclut la Chambre administrative de la Cour de justice genevoise. Dans un récent arrêt, celle-ci a estimé que l’ancien conseiller d’Etat a droit, comme n’importe quel contribuable, à ce que la teneur de ses démêlés fiscaux demeure confidentielle. Même si les faits concernent une personnalité politique de premier plan, ces informations se nichent «au cœur du secret fiscal» dont l’inviolabilité serait «nécessaire dans une société démocratique». La justice vient ainsi de débouter Le Temps, qui avait invoqué le principe de transparence pour accéder aux motifs et au montant de la sanction et s’était heurté à un refus du Département des finances.