«Oui à la loi covid, oui au maintien du certificat.» Hier soir, les délégués de l’UDC argoviens réunis à Lupfig ont tranché: la section cantonale est la première à s’opposer aux instructions du parti suisse.

C’est dans un débat «très civilisé», qu’Andreas Glarner, conseiller national et président de la section cantonale, et Jean-Pierre Gallati, directeur de la santé du canton d’Argovie, se sont affrontés, rapporte la NZZ. Les deux hommes s’étaient écharpés ces derniers mois par médias interposés. En août dernier, dans les colonnes de l'Aargauer Zeitung, Andreas Gallati s’était insurgé contre la gestion de la pandémie du gouvernement argovien en traitant les conseillers d’Etat de «mauviettes». Mais hier soir, Andreas Glarner est revenu sur les provocations: «Nous devons être plus amicaux dans le ton», a-t-il déclaré.

Une voix de différence

Les deux hommes ont pu être très proches par le passé, mais ils suivent désormais des voies bien différentes, précise la NZZ. Andreas Glarner est fermement opposé à la loi covid et le fait savoir, alors que Jean-Pierre Gallati, devenu conseiller d’Etat en novembre 2019, rappelait hier soir l’importance du certificat et surtout, pour l’UDC de ne pas devenir un parti «anti-covid», ce qui pourrait avoir des effets négatifs à long terme. Le canton du nord de la Suisse a toujours précautionneux concernant la pandémie. En décembre 2020, le canton avait décidé, avant l’injonction du Conseil fédéral, de fermer tous ses magasins «non-essentiels».

C’est finalement le conseiller d'Etat qui a remporté le débat puisque les délégués se sont prononcés, à une voix près (48 contre 47), en faveur de la loi.

Idem pour les jeunes UDC neuchâtelois

Le week-end dernier, la section des jeunes UDC de Neuchâtel s’était également prononcée en faveur de la loi covid. La raison? Les aides financières. «Il est nécessaire de sauver une partie de l’économie et de ne pas risquer une fermeture totale des établissements (... ) et à l’heure actuelle, hormis le certificat, nous n'avons pas de réponse concrète» avait expliqué son président invité sur la Matinale de la RTS, lundi.