La sécurité s’est améliorée chez les CFF en 2009. Les collisions «de gravité moyenne» et les déraillements ont diminué. Aucun accident grave n’a été à déplorer. C’est que la sécurité reste «la grande priorité» et ne fera l’objet «d’aucun compromis», ont indiqué les CFF vendredi.

Plus de sécurité

Le nombre de voies de fait contre le personnel a diminué de 16%. Ces actes, «généralement commis par des adolescents», ont toutefois été d’une violence accrue. Les agressions contre les voyageurs sont aussi en baisse. Elles retombent au niveau de 2005. Ce résultat a été obtenu grâce au renforcement de la police des transports CFF et à la mise en œuvre de nouvelles mesures préventives.

Les accidents professionnels ont diminué de 13% par rapport à 2008. L’indice de sécurité s’établit ainsi à 1094 points, soit une amélioration de 26% par rapport à 2008. Cet indice tient compte du nombre d’accidents ferroviaires, de manœuvre et professionnels.

Les CFF annoncent aussi avoir établi de nouveaux records en terme de ponctualité: «En 2009, 88,2% des clients ayant voyagé à bord des trains CFF sont parvenus à destination à l’heure ou avec un retard inférieur à trois minutes, contre 85,4% en 2008.»

Résultats satisfaisants

Les CFF disent avoir également atteint leurs objectifs en termes de rentabilité: «En dépit du fléchissement de la conjoncture et de la crise financière mondiale, l’entreprise a enregistré un résultat consolidé de 369,8 millions de francs en 2009, contre 345 en 2008.» Première entreprise de transport, les CFF sont aussi le quatrième employeur de Suisse. Ils comptent à eux seuls près de 28’000 collaborateurs.

Les CFF apportent également une contribution majeure à l’environnement t à la nature. En effet, le train ne nécessite qu’un quart de l’énergie consommée par la voiture ou l’avion, et ses émissions de CO2 sont vingt fois inférieures à celles de ces deux moyens de transport. «Cet atout écologique est encore plus frappant dans le trafic marchandises, où les émissions de CO2 ont pu être réduites d’environ un million de tonnes en 2009 grâce à CFF Cargo», annoncent les CFF.

Mais prix en hausse

Selon Ulrich Gygi, le prix des voyages en train augmentera inévitablement. Le président des CFF refuse toutefois une hausse brutale. Il appelle de ses vœux une majoration régulière et modérée du coût des billets. L’augmentation de 5 à 10% évoquée par la Confédération à titre de contribution aux coûts d’infrastructure, pourrait en effet pousser les usagers à se replier sur les transports en voiture, a mis en garde Ulrich Gygi.

Pourtant, selon lui, le coût de la mobilité est encore trop faible aujourd’hui. Il en veut pour preuve que les Suisses se déplacent de plus en plus et qu’un renchérissement de la mobilité est donc inévitable. Les CFF ont besoin d’importants moyens supplémentaires pour garantir la qualité et la sécurité du réseau, a déclaré Ulrich Gygi. Or les subventions des pouvoirs publics diminuent.

Ulrich Gygi a rappelé que les CFF auront besoin ces prochaines années de près d’un milliard de francs supplémentaires par an, uniquement pour maintenir leur infrastructure en bon état et l’adapter aux nouvelles normes en vigueur. Pour financer ce surcoût, les CFF doivent aussi augmenter leur productivité et la Confédération devra trouver de nouvelles sources de financement.