Largement acceptée par le parlement en décembre dernier, la loi sur l’identité électronique (e-ID) a été combattue en référendum. Le comité «Non à la loi sur l’e-ID» craint une exploitation commerciale des données des passeports suisses si ce texte est accepté le 28 septembre.
Pour l’alliance – composée du groupe Intégrité numérique suisse, les Jeunes UDC, l’UDF et les Amis de la Constitution –, l’identité électronique représente «un cadeau pour les grands groupes technologiques», relève Monica Amgwerd, secrétaire générale d’Intégrité numérique suisse. Selon elle, la loi n’est rien d’autre qu’«un coup de pouce pour l’économie de surveillance. Les entreprises, notamment les grandes sociétés de la tech, pourraient exiger un tel document de leurs clients en échange de leurs services, et ainsi collecter des données personnelles certifiées par l’Etat.»