Rien n’indique qu’une violence systématique s’exerce dans les centres fédéraux pour requérants d’asile: c’est la principale conclusion de l’enquête ordonnée par le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM). Au printemps dernier, l’ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer avait été mandaté pour faire la lumière sur des abus dénoncés dans les médias, mais aussi par Amnesty International dans un long rapport publié en mai. L’enquête pointe toutefois un «usage disproportionné de la contrainte» dans certains des cas examinés et recommande au SEM d’améliorer la formation des agents de sécurité privés chargés de surveiller les requérants.