Formation

Les sénateurs se battent pour augmenter les crédits

Le conseil des Etats entend dépasser les 26 milliards proposés par le Conseil fédéral pour la formation, la recherche et l’innovation

La formation, la recherche et l’innovation ont un prix. Mais lequel? Lundi, le conseil des Etats a montré qu’il entendait être plus généreux que le Conseil fédéral et le Conseil national. Il a alloué 3,389 milliards de francs suisses à la formation professionnelle, soit 100 millions de plus que le crédit-cadre proposé pour les années 2017 à 2020.

Le débat se poursuit ce mardi matin, avec les crédits pour les écoles polytechniques fédérales, les hautes écoles, les instituts de recherche ou encore la formation continue. En tout, le Conseil fédéral propose une enveloppe de 26 milliards pour quatre ans. Mais si les sénateurs poursuivent sur leur lancée, ils devraient également accepter d’aller au-delà du montant prévu pour ces autres domaines et de porter ce crédit à près de 26,4 milliards. Une majorité de la commission de la science, de l’éducation et de la culture plaide pour une rallonge de 160 millions pour les EPF, de 95 millions pour les hautes écoles et de 40 millions pour la recherche.

Il s’agit de «notre matière première», ont plaidé les sénateurs. Manque de médecins, de personnel qualifié, franc fort, incertitudes sur le futur suisse au sein du programme de recherche européen Horizon 2020: autant de raisons d’investir plutôt que de tirer le frein à mains, estiment-ils. Pour Ruedi Noser (PLR/ZH), «le message du Conseil fédéral fait beaucoup de promesse mais sans offrir les moyens nécessaires».

Le crédit-cadre initial de 26 milliards est certes plus élevé de 2% par rapport au précédent. Mais l’augmentation proposée par le Conseil fédéral est moindre que celle de 3,7% accordée pour les années 2013-2016. Le programme de stabilité veut stopper l’élan.

Les cris d’alarme des milieux de la formation, de la recherche et de l’innovation semblent donc avoir été entendus. Enfin partiellement. Car ils auraient souhaité une hausse de 3,2% des crédits pour les quatre années à venir. Si les propositions de la majorité de la commission sont acceptées ce mardi, la hausse sera finalement de 2,5%. «C’est un compromis», admet Didier Berberat (PS/NE).

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