L’obligation de servir, ce pilier identitaire de la Suisse, ne concerne aujourd’hui qu’un tiers des jeunes de 20 ans. Les personnes exclues le sont en raison de leur sexe, ou parce qu'elles sont déclarées inaptes. Ces défauts du système n’ont pas échappé aux parlementaires: les tentatives d’amélioration s’empilent sans qu’aucune aboutisse. «Cette réforme ne pourra venir que du peuple», a déclaré devant la presse Noémie Roten, co-présidente de l’association qui a lancé une initiative populaire pour créer un «service citoyen».