Les Neuchâtelois se sentent plus en sécurité et sont moins anxieux que la moyenne suisse. Une analyse approfondie du sondage national de victimisation révèle que les taux de criminalité se présentent sous une lumière plutôt favorable dans le canton de Neuchâtel.

«J’ai le sentiment que la population se sent plus en sécurité sur notre territoire que dans d’autres cantons», a relevé le conseiller d’Etat Jean Studer en présentant un sondage complémentaire à celui dévoilé mardi à Berne au niveau suisse. Au total, 7 cantons et 22 communes ont souhaité une enquête plus détaillée.

Moins peur

S’agissant du sentiment de sécurité, le Neuchâtelois se sent plus sûr, a moins peur et évite moins de faire certaines choses. Si 13% des Suisses ont eu peur au cours des douze derniers mois, 7% des Neuchâtelois du canton ont connu ce sentiment. Au niveau de la ville de Neuchâtel, la proportion atteint 9%.

En revanche, ils surestiment le risque d’être cambriolés. 36% des personnes pensent être cambriolées dans les douze mois contre 25% au niveau national. Malgré ces craintes, 90% des sondés jugent très bon le travail de la police. Le canton est plutôt épargné par les délits contre le patrimoine et les personnes. Les différences sont en général peu significatives avec la moyenne suisse.

Police de proximité

Le conseiller d’Etat attribue ces bons résultats à la mise en place d’une police de proximité. Le chef du Département de la justice, de la sécurité et des finances (DJSF) souligne que l’on peut améliorer encore la situation en renforçant la collaboration entre la police cantonale, le corps des gardes-frontière et la police ferroviaire.

«Il faut utiliser au mieux toutes les compétences dont on dispose», a ajouté Jean Studer qui a souligné dans la foule l’importance de la présence humaine. Le conseiller d’Etat neuchâtelois estime que la vidéosurveillance constitue un appui au travail de la police mais ne permet pas d’éradiquer l’insécurité dans les rues.