Ursula Gut, PRD, 151730 voix.

Depuis août dernier seulement au gouvernement, Ursula Gut, 53 ans, réussit un joli coup en sortant largement en tête de toute l'équipe. Une promotion méritée pour une politicienne solide, qui peut compter sur sa longue expérience comme présidente de l'exécutif de Küsnacht, sur la Goldküste. Dès son arrivée, elle a su ramener le calme dans le département des constructions ébranlé par une réorganisation difficile.

Hans Hollenstein, PDC, 136977 voix.

Sa nomination en 2005 lors d'une élection complémentaire avait été une surprise. Hans Hollenstein, 58 ans, a profité en 2005 des inimitiés entre radicaux et UDC pour récupérer le siège laissé vacant par Christian Huber (UDC). A la tête des finances, qui repassent en 2006 dans le noir après plusieurs années de déficit, il n'a pas encore imprimé sa marque. Mais il a su insuffler un climat de meilleure entente au sein d'un gouvernement très tiraillé par des conflits de personnes.

Thomas Heiniger, PRD (nouveau), 133768 voix.

Même s'il siège depuis huit ans au Grand Conseil, cet avocat de 50 ans ne s'est pas fait beaucoup remarquer. Président depuis 13 ans de la commune d'Adliswil, aux portes de Zurich, il vient, comme sa collègue de parti Ursula Gut, d'un fief traditionnel du Parti radical. Sportif - il court le marathon et saute en parachute -, il a la réputation d'un homme pragmatique et charmant.

Markus Notter, PS, 128384 voix.

Homme fort de l'exécutif, où il siège depuis 1996, le chef de justice et police, 47 ans, est apprécié pour sa rhétorique et sa vélocité intellectuelle. Il peut afficher parmi ses principales victoires la nouvelle constitution cantonale. A l'inverse, il s'est engagé en vain pour le droit de vote des étrangers tout comme il a échoué avec la loi sur les Eglises. Egalement chef de la culture, Markus Notter a notamment garanti une hausse des subventions dévolues à l'Opéra.

Regine Aeppli, PS, 121671 voix.

Elle règne depuis quatre ans sur la politique des écoles du canton. Mesures d'économies, nombre d'élèves plus important dans les classes, enseignement des langues étrangères, les débats n'ont pas manqué pour Regine Aeppli, 55 ans, et lui ont valu parfois l'ire de ses alliés de parti. Elle a vaincu trois initiatives populaires - la dernière l'automne dernier «pour une seule langue étrangère en primaire» et convaincu par son pragmatisme. Ambitieuse et parfois mentionnée comme candidate au Conseil fédéral, on lui reproche un manque d'enthousiasme.

Markus Kägi, UDC (nouveau), 112995 voix.

Ce notaire de 52 ans à l'éternel sourire est un néophyte sur le parquet politique zurichois. Sans mandat, il est depuis plus de dix ans médiateur du canton. La candidature d'un fonctionnaire, pour un parti qui ne cesse de fustiger la bureaucratie de l'Etat, avait de quoi surprendre. Le calcul de l'UDC s'est révélé juste. Cet inconnu lui a permis de récupérer son deuxième siège.

Rita Fuhrer, UDC, 112 607 voix.

Cheffe de l'économie, elle doit gérer la question de l'aéroport et du plafonnement des vols qui jusqu'ici a été un casse-tête. La doyenne de fonction du collège, 54 ans, est aussi connue pour son humeur difficile qui lui a valu de nombreux problèmes avec ses employés. Ses démêlés avec la ministre radicale Dorothée Fierz ont précipité le départ de celle-ci en été dernier.