Pierre Chiffelle

Socialiste, 45 ans, chef du Département des institutions et des relations extérieures (DIRE). Elu en 2002.

Ce jongleur s'était tenu tranquille suffisamment longtemps pour qu'on se demande s'il était anesthésié par la charge gouvernementale. Il n'en est rien. Pour beaucoup, il s'est exposé à un risque collégial: il lui faut retrouver la confiance de Jacqueline Maurer.

Anne-Catherine Lyon

Socialiste, 39 ans, cheffe du Département de la formation et de la jeunesse (DFJ). Elue en 2002.

Elle est la véritable découverte du nouveau gouvernement, ses qualités de vista, de dialogue et de loyauté étant largement reconnues. Puisse-t-elle tenir le coup, malgré la vie de galère de conseillère d'Etat dont l'émission Temps présent vient de donner, à travers elle, un déprimant éclairage.

Philippe Biéler

Ecologiste, 48 ans, chef du Département des infrastructures (DINF). Elu en 1994.

Il est entré au Conseil d'Etat il y a près de neuf ans, ce qui fait de lui le doyen de fonction du gouvernement. Ne désespérant jamais de la concorde, il a un rôle central à jouer. «C'est une rechute mais nous sommes sur la bonne voie», assure-t-il à propos des événements récents.

Jacqueline Maurer

Radicale, 55 ans, cheffe du Département de l'économie (DEC). Elue en 1997.

Issue du sérail radical et tributaire d'une longue tradition partisane à la tête du département, elle vient d'hériter d'un boulet, le dossier de la BCV. Facilement «soupe au lait», elle a débordé lorsqu'elle s'est rendu compte que Pierre Chiffelle cherchait à la doubler. Le mal ne serait pas irréparable.

Pascal Broulis

Radical, 37 ans, chef du Département des finances (DFIN). Elu en 2002.

C'est le benjamin du Conseil d'Etat. Homme du rapprochement entre radicaux et socialistes, il est à l'opposé du Père La Rigueur dont son prédécesseur Charles Favre voulait donner l'image. La droite du parlement, qui le trouve trop arrangeant, l'a à l'œil.

Jean-Claude Mermoud

UDC, 50 ans, chef du Département de la sécurité et de l'environnement (DSE). Elu en 1998.

Il s'est toujours montré très gouvernemental, sans que son parti, lui aussi tenté de jouer dans l'opposition, lui en tienne rigueur. A chaud, il a reproché à Charles-Louis Rochat son «coup de poignard dans le dos», mais assure qu'il n'y a pas brouille pour autant.

Charles-Louis Rochat

Libéral, 56 ans, chef du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS). Elu en 1998.

Il est le président en exercice du Conseil d'Etat. Raison pour laquelle il a autant surpris et fâché ses collègues avec son coup d'éclat sur le M2. Surtout, il a pris le risque de renforcer son isolement déjà patent. Des sept, il est le moins à l'aise pour concilier ses appartenances au gouvernement et à son parti.