Le 7 octobre prochain, le peuple genevois renouvellera son Grand Conseil. Le 11 novembre, il élira les sept membres du Conseil d'Etat. Un seul ne se représente pas, l'actuel homme fort du gouvernement, Guy-Olivier Segond. Qui accompagnera les sortants, Martine Brunschwig Graf, Carlo Lamprecht et Gérard Ramseyer, pour tenter de reprendre au moins un siège aux socialistes et aux Verts? En principe, l'Entente des partis de droite ne devrait présenter que cinq candidats, un de plus que le nombre de sièges qu'elle détient actuellement. La liste définitive ne sera effectivement arrêtée qu'au lendemain des élections au Grand Conseil, en fonction des résultats de chacune des composantes. Déjà les partis préparent leurs candidats.

Premiers à faire leur choix, les radicaux se retrouveront jeudi prochain, le 15 mars, pour constituer leur ticket. En place depuis huit ans, Gérard Ramseyer, patron de Justice et Police et des Transports, se représente pour ce que chacun pense être sa dernière période. Une femme, la conseillère nationale Madeleine Bernasconi, et deux hommes, le conseiller national John Dupraz et l'ancien député Pierre Kunz, sont «candidats à la candidature». Pour justifier leurs prétentions, les radicaux doivent maintenir l'écart de deux sièges qui les sépare des démocrates-chrétiens (14-12). Car lors des élections au Conseil national, le Parti radical s'est légèrement replié, passant derrière les démocrates-chrétiens avec 11% des voix, contre 14,1%.

Les cousins libéraux attendront le mois de juin pour faire leur choix. Martine Brunschwig Graf, prise dans la cible des syndicalistes enseignants lors de la récente votation sur la 7e hétérogène, part très renforcée après sa victoire personnelle. Lundi dernier, trois candidats pressentis ont été annoncés au parti: la députée Micheline Spoerri, l'ancien conseiller national Jean-Michel Gros et le gynécologue Blaise Bourrit. Sur le papier, les libéraux, avec 23 sièges au Grand Conseil et 18,5% des voix aux élections fédérales, ont droit à deux candidats. Au final, c'est la popularité du colistier de Martine Brunschwig Graf qui devra faire la différence avec les prétentions des démocrates-chrétiens.

Car le PDC, qui repart avec Carlo Lamprecht, a de l'ambition. Il prépare de longue date un «candidat naturel», très populaire, Pierre-François Unger, patron des urgences de l'Hôpital. Et lui n'aura pas à subir le tour de piste des primaires au sein de son parti.