En tant que président du Conseil d’Etat genevois, Serge Dal Busco a accueilli le président américain Joe Biden à son arrivée à Genève mardi après-midi. Il raconte cette expérience hors du commun.

Notre suivi du sommet

Le Temps: Serrer la main du président américain, qu’est-ce que ça fait?
Serge Dal Busco: En réalité, on s’est touché le coude, pandémie oblige. Notre échange sur la ligne d’accueil a été bref mais intense. J’ai été très touché par son implication, il avait réservé un mot pour chacun. C’était un moment tout à fait particulier, privilégié non seulement pour moi, mais pour Genève et la Suisse. C’est au pied de l’avion présidentiel qu’on prend la mesure du caractère hors norme de cet événement.

La ville de Genève est bouclée, tout est fin prêt pour demain?
Oui, tout a été pensé dans les moindres détails pour que la rencontre se déroule parfaitement. Je serai néanmoins soulagé lorsque tout sera fini. Et bien fini.

Genève a besoin de redorer son image après toutes les affaires… Qu’est-ce que ce sommet va changer?
C’est la meilleure chose qui pouvait arriver à notre canton qui a toujours été un lieu privilégié pour le dialogue. Depuis un an et demi, le monde vit au ralenti, la Genève internationale a elle aussi subi un coup d’arrêt. Que le premier sommet planétaire organisé alors qu’on entrevoit le bout du tunnel se déroule à Genève est un symbole très fort. C’est aussi une aubaine pour les nombreux secteurs sinistrés qui ont hâte que la vie reprenne.

Vous avez notamment participé au marathon de Boston en 2013, quelle relation entretenez-vous avec les Etats-Unis?
Je m’y suis rendu à plusieurs reprises et notamment cette année-là, au moment de l’attentat terroriste. J’ai heureusement aussi des souvenirs plus joyeux de New York ou Chicago. L’Amérique garde à mes yeux un caractère fascinant. C’est un pays plein de contrastes, où tout est possible, le meilleur comme le pire. J’admire sa capacité à se relever, à innover, à impulser des orientations mondiales.