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Serge Dal Busco: «Genève peut devenir un eldorado ferroviaire»

Le 15 décembre 2019 sera inauguré le Léman Express. Un réseau sur lequel le conseiller d’Etat chargé des Infrastructures mise beaucoup pour réduire les bouchons qui engorgent Genève. Il annonce aussi que Genève a refusé des offres de trottinettes en libre accès

Comme un fumeur sevré, Serge Dal Busco compte les jours depuis son renoncement. Lorsque nous l’avons rencontré, il en était à trois semaines. Dans le cas du conseiller d’Etat chargé des Infrastructures, il ne s’agit pas de tabac mais de son automobile. «J’aime la voiture. J’apprécie même les modèles sportifs, reconnaît le PDC. Mais je pense qu’elle n’a pas sa place au centre-ville.» Poussé par la motivation des convertis, le ministre quitte donc désormais son domicile de bon matin pour, après une petite trotte, s’asseoir dans un tram – «Je revois des personnes perdues de vue depuis des années!» – où il lit la revue de presse que lui a préparée son aide de camp. Un peu de marche encore et le voilà dans son bureau de la rue de l’Hôtel-de-Ville. C’est là qu’il nous a reçus.

Un an après sa réélection, le conseiller d’Etat est face à un défi majeur: le lancement, dans sept mois, du Léman Express, anciennement connu sous l’acronyme CEVA. Le dossier a été porté par plusieurs ministres, sur plus d’une décennie. Serge Dal Busco en hérite à un moment délicat: il est interdit de rater cette étape du 15 décembre, tant la classe politique mise sur ce train pour transfigurer une agglomération genevoise bloquée dans les bouchons.