Des failles dans le service de renseignement helvétique ont été reconnues à plusieurs reprises, y compris par l'organe parlementaire chargé de leur surveillance, la Commission de gestion. Samuel Schmid l'a répété à maintes reprises, la création d'un Département de la sécurité aurait pour mérite de réunir l'ensemble des services sous le même toit - sans pour autant les fusionner -, ce qui garantirait une circulation de l'information satisfaisante. Actuellement, outre le Service de renseignement militaire, petite structure interne à l'armée (lire ci-dessus), il existe trois services majeurs, sous la tutelle de départements différents.

Le Service de renseignement stratégique (SRS), actif sous la tutelle du Département de la défense de Samuel Schmid, est actif à l'étranger.

Le Service d'analyse et de prévention (SAP), rattaché au Département de justice et police de Christoph Blocher, est responsable de la collecte et de l'analyse d'informations sur le territoire national.

Enfin, le Centre de politique de sécurité internationale (CPSI), créé en octobre 2001 pour pallier la surcharge des Affaires étrangères dans le domaine sécuritaire, a pour mission d'assurer la cohérence de la politique de sécurité de la Suisse par rapport à la politique étrangère dans son ensemble. Le futur Département de la sécurité chapeauterait au moins le SRS et le SAP. Le sort du CPSI reste ouvert.