Justice

La sévère condamnation qui frappe les agresseurs de Saint-Jean

A Genève, le Tribunal criminel inflige des peines de 15 et 12 ans de prison aux deux jeunes impliqués dans la terrible attaque qui a lourdement handicapé les victimes. En visant la tête, les prévenus ont envisagé et accepté le risque de tuer. Tous deux ont été arrêtés à l’issue de l’audience

Les agresseurs de Saint-Jean sont condamnés à 15 et 12 ans de prison. Le Tribunal criminel reconnaît le leader du groupe coupable d’une double tentative d’assassinat par dol éventuel. Son comparse est reconnu coupable, lui aussi, du plus grave des crimes pour les coups de pied donnés à la tête d’une des deux victimes. «Ils ont pris le risque de tuer et l’ont accepté.» Les mots du président Vincent Fournier sont très sévères. Le verdict relève la violence «extrême et gratuite», «l’acharnement et la barbarie», «la destruction d’autrui», «l’énergie criminelle certaine», des motifs «futiles et incompréhensibles» et «l’arrogance et le cynisme dont ils ont fait preuve après les faits».

Aucune circonstance atténuante n’est réalisée. La responsabilité pénale de Luc*, le plus costaud, est très légèrement restreinte en raison de son trouble mental. L’alcool consommé n’est pas pris en considération pour diminuer leur compréhension et leur volonté au moment d’agir. La cour précise avoir largement tenu compte du jeune âge et de l’immaturité des intéressés pour fixer la sanction. «Ces peines sont lourdes mais elles n’effaceront jamais le mal causé», souligne encore le tribunal, non sans relever le calvaire quotidien vécu par les familles des victimes.