Mars 1997, le Valais vit un séisme politique. Pour la première fois de l’histoire, un socialiste est élu au gouvernement cantonal. Son nom: Peter Bodenmann. Depuis cette date, la gauche a toujours été représentée au sein de l’exécutif, mais toujours par un camarade haut-valaisan. Le fait que la ville de Brigue soit le berceau historique du socialisme en Valais n’y est certainement pas étranger. Après les élections cantonales de mars prochain, la donne devrait changer. Si les socialistes conservent leur siège au sein du Conseil d’Etat, il sera occupé par un représentant du Valais romand.

«Nos camarades du Haut sont conscients que ce siège est légitime pour le Parti socialiste du Valais romand (PSVr)», assure sa présidente Barbara Lanthemann. Il est vrai que le PSVr représente actuellement 13% du corps électoral, contre 2% pour les socialistes haut-valaisans (SPO). Mais ces derniers ne comptent pas rester inactifs lors de la campagne qui s’annonce. Leur président Gilbert Truffer précise être à la recherche d’un candidat pour présenter, avec le PSVr, un ticket à deux noms.