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«Je suis profondément touchée, très triste mais aussi en colère», a réagi la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga samedi, lors d’un point de presse consacré aux massacres survenus à Paris. La Suisse, qui a des relations étroites avec la France, est solidaire avec elle, alors qu’elle est à nouveau confrontée à la mort et à la terreur quelques mois après les attentats du mois de janvier.

Le Conseil fédéral condamne avec la plus grande fermeté ces meurtres, a ajouté la conseillère fédérale. Très tôt samedi matin une conférence de sécurité réunissant les représentants de la police fédérale (Fedpol), du Service de renseignement, des garde-frontières et des police cantonale s’est tenue à Berne pour envisager les mesures de sécurité à prendre.

Garde-frontières en alerte

Selon les informations obtenues par l‘ambassade de Suisse à Paris, aucun ressortissants suisse ne se retrouverait parmi les victimes. Il n’y a de plus aucun indice permettant de supposer que des personnes liées à ces actes aient tenté de fuir vers la Suisse. Néanmoins le corps des garde-frontières est en état d’alerte avancé et a renforcé les contrôles aux frontières en collaboration avec la France.

Pourtant, selon Nicoletta della Valle, directrice de Fedpol, il n’est pas nécessaire ni utile à l’heure actuelle de revenir à un contrôle systématique comme le demande l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN).

Stefan Blättler, président de la conférence intercantonale des commandants de police, a confirmé que la surveillance du territoire par les polices cantonales serait renforcée ainsi que la protection des immeubles officiels français. La police des transports pourra aussi prêter main forte aux polices cantonales, avec une présence policière dans les gares.