Énergie

Simonetta Sommaruga veut doper les énergies vertes

Le Conseil fédéral veut accompagner l’ouverture complète du marché de l’électricité d’un paquet de mesures de soutien aux énergies renouvelables

Pas d’ouverture du marché de l’électricité sans sécurité de l’approvisionnement. Tel est le message délivré vendredi par le Conseil fédéral. Celui-ci confirme sa volonté de libéraliser intégralement le marché de l’électricité, et cela sans attendre la conclusion d’un possible accord bilatéral avec l’Union européenne sur l’énergie. Il a pris acte du fait qu’une majorité de participants à la consultation organisée par Doris Leuthard en 2018 étaient d’accord avec ce principe. «L’ouverture complète permettra à chaque ménage d’acheter son courant où il veut et de comparer les prix», résume la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

Aujourd’hui, les entreprises grandes consommatrices ont la liberté de choisir leur fournisseur. Cette possibilité sera étendue à tous les consommateurs. Le camp rose-vert et l’Union des villes suisses s’opposent à la libéralisation du marché, susceptible de compromettre la position privilégiée dans laquelle se trouvent aujourd’hui les distributeurs locaux.

De nouveaux soutiens financiers

Pour Simonetta Sommaruga, ce pas ne peut toutefois pas être franchi sans que l’on se préoccupe de la sécurité de l’approvisionnement à long terme. La plupart des instruments de promotion des énergies renouvelables appelées à remplacer le nucléaire, comme la rétribution à prix coûtant (RPC), expirent entre 2022 et 2030. La majorité des participants à la consultation ont souhaité que de nouveaux outils prennent le relais. Le but est de soutenir ceux qui investissent dans les grandes installations hydrauliques et photovoltaïques et, dans une moindre mesure, dans d’autres ressources telles que les petites unités hydroélectriques, la géothermie, le biogaz ou l’éolien. Cela se fera sous la forme de contributions d’investissement, en principe jusqu’en 2035. Pour le solaire, la concurrence devra être renforcée et des rétributions uniques seront attribuées sur la base d’appels d’offres.

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Ces soutiens auront un coût: 215 millions par an. Ce montant sera financé par le supplément prélevé sur chaque kilowattheure consommé dans le but de soutenir le tournant énergétique. Le plafond a été fixé à 2,3 centimes par kWh.

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