Le PDC conservera-t-il sa majorité absolue au Conseil communal (exécutif) de la ville de Sion, où il détient huit sièges sur quinze? Dans les bistrots de la capitale, au-delà même, c'est le dilemme qui alimente les propos de campagne à la veille des élections communales en Valais.

Au sein de l'exécutif sédunois bien en chair, trop selon la gauche qui revendique une réduction des effectifs, le huitième siège PDC est convoité par toutes les autres forces politiques. L'Alliance de gauche, tout d'abord, qui se présente plus unie qu'en 2004 - le Parti chrétien social ayant désormais rejoint les socialistes et les Verts - tentera d'asseoir un quatrième élu à l'Hôtel de Ville.

A l'appétit de la gauche on peut additionner celui des libéraux-radicaux, qui revendiquent ledit fauteuil comme un dû. Le huitième siège PDC a en effet invariablement navigué entre les partis bourgeois ces dernières années. Le PDC l'avait déjà perdu, en 1996, au profit des libéraux. Avant de s'en emparer par la suite au détriment des radicaux. Cette année les deux pôles unissent leurs forces dans une liste commune. L'UDC, enfin, tente sa chance cette année dans plusieurs villes valaisannes, dont la capitale où elle a manqué son entrée à l'exécutif il y a quatre ans.

Autre ingrédient qui donne de l'envergure à la scène électorale sédunoise à la veille de redéfinir les rapports de force au sein des exécutifs valaisans, le départ du président PDC François Mudry après douze ans de règne ouvre des appétits. Dans le camp PDC, le papable sera à désigner, au lendemain du scrutin, entre les conseillers communaux Alfred Squaratti et Grégoire Dayer, qui divisent la famille démocate-chrétienne. Du coup, si surprise il devait y avoir, elle pourrait venir du libéral Marcel Maurer, également conseiller communal depuis deux périodes.