«PDC-PRD: vers des noces secrètes». L'hebdomadaire socialiste Le peuple valaisan dénonçait hier en une «des alliances de coulisses entre radicaux et PDC pour sauver le siège du conseiller d'Etat Claude Roch».

Les camarades s'y sont mis à quatre pour sonner le tocsin: les députés Yves Ecoeur et Pierre-André Milhit, le président du parti, Charles-Marie Michellod, et le conseiller national Stéphane Rossini. Selon eux, les radicaux craindraient pour leur siège au Conseil d'Etat et seraient tentés «d'explorer la voie de l'union bourgeoise avec le PDC, l'ennemi historique, et tant pis pour les morts du Trient» (Michellod). Des radicaux qui auraient cessé d'être fréquentables: «Nos alliés de l'ouverture ont vu leur leader et autres serviteurs de l'Etat virer à droite, plus chantres les uns que les autres du néolibéralisme. Le radicalisme valaisan n'est plus ce qu'il était» (Rossini).

Bref, les radicaux valaisans se verraient désormais mieux dans le rôle d'alliés du parti majoritaire que dans celui d'opposants: «Les personnes qui défendaient une attitude radicale d'ouverture […] ou d'humanisme ont disparu […] plus le Parti radical est petit moins il se considère comme minoritaire» (Ecoeur). On les verrait donc désormais, ces radicaux nouveaux, «passer avec déférence sous le joug» des «écônards» et des «partisans de la famille avec un F comme Fournier» (Milhit). En contrepartie d'un soutien à Claude Roch, les radicaux abandonneraient l'Instruction publique à un PDC qui la revendique depuis des lustres.

Raphy Coutaz, le président du PDC, nie les faits mais approuve le principe: «Je n'ai eu aucun contact de quelque nature que ce soit avec aucun radical de quelque espèce que ce soit. J'observe, sur le plan fédéral, que nos relations avec les radicaux sont moins bonnes depuis qu'ils se sont jetés dans les bras de l'UDC. Au niveau cantonal cependant, on ne peut nier que nous sommes deux formations centristes, et que cette place au centre pourrait nous mener dans le futur à d'intéressantes collaborations.» Léonard Bender, lui, choisit de rétorquer par la dérision: «Je peux confirmer que les relations entre le PRD et le PDC sont meilleures que celles qui existent entre Stéphane Rossini et Jean-Noël Rey.»