Le Parti socialiste suisse rejoindra-t-il la droite nationaliste pour rejeter la révision partielle de la loi militaire? Ce scénario catastrophe n'est pas impossible, estime Boris Banga, président de la Commission de sécurité du Conseil national et coprésident des partisans de la loi. «Je ne suis pas du tout sûr de la décision que prendra l'assemblée des délégués samedi à Neuchâtel.»

L'incertitude tient à deux facteurs: la réunion a lieu en Suisse romande, où les sceptiques sont plus nombreux (les Genevois ont voté non). C'est aussi la première fois qu'un mot d'ordre sera adopté par un système de délégués – dont beaucoup sont proches des milieux scolaires à cause du thème officiel, la formation, et moins sensibles aux questions militaires.

Plus optimiste, le conseiller national Mario Fehr pense que le mot d'ordre sera oui ou au pire l'abstention. «La campagne cynique et outrancière des adversaires nous aidera à glaner des avis favorables», estime-t-il. Mario Fehr n'en espère pas moins que Ruth Dreifuss, présente samedi, saura battre le rappel des troupes. Quant à Barbara Haering, elle se refuse à tout pronostic.

J.-C. P.