Elections cantonales

Les socialistes maintiennent deux candidats au Conseil d'Etat genevois

Réunis en assemblée générale lundi soir pour déterminer leur stratégie lors du second tour de l'élection à l'Exécutif, les socialistes ont choisi l'option la plus prudente. Sandrine Salerno s'est retirée de la course

Il n'y a plus que deux candidats pour défendre les couleurs socialistes au second tour de l'élection du Conseil d'Etat genevois. Réunis en assemblée générale ce lundi soir, les militants ont choisi de suivre la recommandation de son comité directeur: afin d'augmenter les chances de placer un second représentant au gouvernement, abandonner un camarade après le premier tour de dimanche et repartir à deux.

Plus de chances aux autres

Une fois cette recommandation annoncée, les trois prétendants ont pris la parole. Seuls les mots de Sandrine Salerno étaient réellement attendus. La conseillère administrative a prononcé un discours fort durant lequel elle a confirmé ce qu'elle avait exprimé dans la presse: si elle arrivait troisième et dernière socialiste au soir du premier tour, elle se retirerait. Elle a remercié les militants de lui avoir offert la chance de pouvoir faire une campagne au Conseil d'Etat. «C'était une belle aventure, je n'oublierai jamais ce que j'ai vécu», a-t-elle dit.

En confirmant son retrait, elle a souligné qu'elle n'avait pas envie de gâcher les chances de ses colistiers, la conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta et le conseiller administratif de Vernier, Thierry Apothéloz d'accéder à l'Exécutif. «Vous avez mon plein soutien, leur a-t-elle dit. J'ai toujours été très loyale envers mon parti. Je n'ai pas envie de voir un parti qui se déchire.»

«Revendiquer une majorité de gauche au Conseil d'Etat»

Elle a pris ensuite rendez-vous pour dans cinq ans: «Dimanche n'était qu'une première étape. Nous ne sommes toujours pas majoritaires. Genève a le droit d'avoir un parlement à la hauteur de ses ambitions sociales, et un Conseil d'Etat avec trois socialistes. Ce ne sera pas pour cette fois. Ce sera certainement pour la prochaine. Il faut revendiquer une majorité de gauche au Conseil d'Etat car les changements se font lorsque l'on est majoritaire. Rendez-vous dans cinq ans car nous devons accroître notre surface électorale pour y parvenir.» La salle s'est levée et a applaudi longuement la magistrate municipale.

Anne Emery-Torracinta et Thierry Apothéloz sont donc désormais les deux candidats socialistes au Conseil d'Etat. Ils seront accompagnés par le Vert Antonio Hodgers. Reste à savoir si Ensemble à Gauche, la troisième composante de l'Alternative, maintiendra la candidature de Jocelyne Haller. La coalition d'extrême gauche se réunissait lundi soir également. Nous ne connaissons pas encore sa décision.

Au premier tour, Antonio Hodgers était arrivé 4e, avec 40 754 voix, Anne Emery-Torracinta 5e (33 350 voix), Thierry Apothéloz 6e (32 982 voix), Sandrine Salerno 8e (30 016 voix), Jocelyne Haller 14e (17 774 voix).

En face, ils retrouveront une Entente resserrée. Le PDC a maintenu ses conseillers d'Etat Serge Dal Busco, arrivé 3e (40 836 voix), et Luc Barthassat, malgré un mauvais score de 27 133 voix qui l'ont placé 9e. La PLR Nathalie Fontanet (7e, 31 504 voix) les accompagne au second tour. Leur colistier PLR Alexandre de Senarclens (10e avec 22 820 voix) a, lui, annoncé son retrait.

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