«Si nous avions besoin de davantage de motivation pour nous engager en faveur de l'initiative «Oui à l'Europe!», on l'a eue». Christiane Brunner exulte. A l'instar du groupe socialiste aux Chambres, la présidente du Parti socialiste est rentrée mercredi d'une visite de deux jours à Bruxelles avec la ferme conviction que l'Union européenne n'est pas le monstre bureaucratique que l'on décrie souvent en Suisse.

La délégation emmenée par le conseiller national tessinois Franco Cavalli s'est entretenue avec les «camarades» les plus influents du Parti socialiste européen (PSE), deuxième groupe au Parlement européen après les démocrates-chrétiens. Libéralisation de la poste, du rail et de l'énergie, concurrence, protection des consommateurs, asile, défense européenne, mais aussi secret bancaire et euro: tous les chantiers européens ont été passés en revue.

Nouer des contacts

L'occasion de nouer des contacts dans la perspective de l'adhésion, un jour, du PSS au PSE. L'occasion aussi de mieux comprendre le fonctionnement de la machine bruxelloise. Et, du coup, balayer certaines idées reçues. «On a en Suisse une image de l'Union qui n'est pas conforme à la réalité», reconnaît le Zurichois Hans-Jürg Fehr. Analyse partagée par Christiane Brunner, qui se dit très impressionnée par les acquis sociaux européens, en matière de protection au travail notamment. De quoi faire dire à la nouvelle présidente du PS que «les femmes ne peuvent que rêver d'être membres de l'Union». Quand l'admiration frise l'aveuglement…