Le décès de Bernard Crettaz a été rendu public par son ami l’ancien conseiller national et président de la commune d’Anniviers (VS), Simon Epiney. Bernard Crettaz était très fragile sur le plan cardiaque, il avait subi plusieurs pontages, a-t-il précisé à Keystone-ATS, confirmant une information de la RTS. Malgré cela, il travaillait «comme avant» et avait deux projets de livres en cours, a-t-il ajouté. Il se penchait notamment sur le «curé Francey», un prêtre qui a été curé de Vissoie durant près de 50 ans, a expliqué l’ancien conseiller national PDC. Pour lui, le Valais perd un «très grand chantre d’Anniviers».

Lire une interview (2014): Bernard Crettaz: «Je ne voudrais pas faire de vieux os»

Bernard Crettaz travaillait également sur une nouvelle édition de son livre «Cafés mortels» prévue pour le mois d’avril. Il était «très enthousiaste», a expliqué son éditeur, Labor et Fides, à Genève. Ce dernier l’a rencontré encore la semaine passée.

Intérêt pour la mort

Né en 1938 à Vissoie (VS), Bernard Crettaz s’est longtemps intéressé au Valais. Il s’est particulièrement penché sur sa vallée natale et sur la race d’Hérens, qui ont donné lieu à de nombreuses publications. Il a aussi été conservateur au Musée d’ethnographie de Genève (MEG) et chargé de cours au département de sociologie de l’Université de Genève.

En 1982, il a fondé la Société d’études thanatologiques de Suisse romande avec sa compagne Yvonne Preiswerk. Il a aussi créé les «cafés mortels», réunissant la population au bistrot pour parler de cette thématique. En six ans, plus de 3000 personnes ont participé à une quarantaine d’événements pour s’exprimer à bâtons rompus sur la mort.